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Don Drummond - The Best of Don Drummond
Studio One (1968) - Matrix : FCD 7913-A / FCD 7913-B - (Catalogue Number : SOL 9008)
Side A : 1 - Ringo (Top Deck Prod.) 2 - Confucious (Top Deck Prod.) 3 - The Reburial (Top Deck Prod.) 4 - Easter Standard Time (Treasure Isle Prod.) 5 - Occupation (Treasure Isle Prod.) 6 - Melon Colly Baby (as Melancholy Baby) |
Side B : 1 - Heavenless (by Don D. Junior as Vin Gordon) 2 - Roll On Sweet On 3 - Elevation Rock 4 - Schooling The Duke 5 - African Beat 6 - Valley Princess |
A écouter dans l'ordre :
- Don Drummond - Ringo
- Don D. Junior aka Vin Gordon (miscredited as Don Drummond) - Heavenless
- Don Drummond - Afican Beat
Musicien préféré d’Ella Fitzgerald, membre fondateur des Skatalites, présent dans le top 5 des meilleurs trombonistes au monde établi par Geroge Shearing, musicien renommé de Jazz, Fort de plus 300 titres, en l’espace d’une carrière musicale de seulement 10 ans. Don Drummond, est à coup sûr un musicien talentueux, mais comme beaucoup de génies, sa face obscure à la limite de la schizophrénie, le poussera à sa perte après avoir marqué à jamais l’histoire de la musique, et pas seulement jamaïcaine.
On ne sait quasiment rien de la jeunesse de Don Drummond, même sa date de naissance est controversée : certaines sources parle de 1932, 1935 mais aussi de 1943. Comme beaucoup des meilleurs musiciens jamaïcains, il passe par la célèbre école catholique pour orphelins de l’Alpha Boy School, et comme le veut la tradition, après avoir été élève et reçu les enseignement de Sœur Ignatius, il deviendra professeur à temps partiel et enseigne la musique à d’autre futures légendes tels que Rico Rodriguez, Joe Harriott, Bobby Ellis ou encore Vin Gordon, qui débutera d’ailleurs sa carrière sous le nom de Don Drummond Jr.
Avant même de participer à l’élaboration du ska, Don Drummond se démarque comme musicien de Jazz dans les années 40, c’est d’ailleurs avec ce style musical qu’il débutera sa carrière au sein d’orchestres locaux tel que le Colony Club Orchestra d’Eric Dean en 1955 après avoir été l’année précédente élu meilleur tromboniste. Suite à cela Don Drummond décide de monter son propre groupe « The Don Drummond Four ». A cette période, il enregistre des specials (enregistrements spéciaux et réservés à un sound system en particulier), peu de temps après, en 1956 exactement, il se fera remarquer lors d’un de ses shows au Majestic Theatre par Coxsone Dodd qui se décide à l’embaucher dans ses groupes de studios (aux côtés des Blues Busters, The City Slickers ou bien du Studio One Orchestra) ou officient déjà plusieurs « futurs » Skatalites. Et c’est cette même année qu’il enregistre son premier accompagnement sur le célèbre « On The Beach » avec Owen Grey au vocal
En 1959, la plupart des « specials » qu’il avait enregistré par le passé se mettent à être commercialisés pour la Jamaïque, puis l’Angleterre. Il enregistre également pour divers producteurs tels que Leslie Kong, Vincent Chin, Prince Buster mais aussi Justin Yap, propriétaire des labels Tuneico, et Top Deck, pour qui il enregistrera « Ringo » et « Confucius » que l’on retrouve sur cet album. Sur cet album on retrouve aussi « Eastern Standard Time », et « Occupation », produit pourtant par Duke Reid de Treasure Isle.
Mais le talent et le génie de Don Drummond, n’est pas venu sans prix, il avait déjà par le passé effectué plusieurs passages en hôpital psychiatrique, et il fût tout au long de sa carrière quelqu’un de notoirement excentrique qui a souffert de schizophrénie, et son comportement erratique, c'est-à-dire instable, lui valu le surnom de « Don Cosmic » de la part de Coxsonne. C’est d’ailleurs ce nom qu’il choisira pour nommer son tout premier single solo sur le petit label Sensational de Coxsone en 1960.
Plus le temps avançait, plus les situations étaient délicates a gérer, il n’était pas rare lors de ces concerts, de le voir s’arrêter de jouer, et de rester totalement immobile sur scène devant un public remuant.
Pourtant en 1964, « Man In The Street » entrera dans le Top 10 anglais, et plus tard en 1967 l’adaptation par Don Drummond du thème du film «The Guns Of Navarone », lui donnera alors sa deuxième présence au Top 10 anglais. Ces événements confirmeront Don Drummond comme étant alors à l’apogée de sa carrière. ll a d'ailleurs par le passé été nommé par Geroge Shearing et Sarah Vaughan comme étant dans le Top 5 des meilleurs trombonistes au monde.
Tommy McCook raconte comment Sarah Vaughan est arrivée à cette conclusion, seulement après n'avoir joué qu'une fois avec Don Drummond :
"Don commence la scène approximativement en 1952. Il était très populaire à l'époque et il était pas rare de le voir jouer dans des backings bands très connus. Il faisait partie du band qui backait Sarah Vaughan quand elle est venue en Jamaïque jouer au Glass Bucket Club. Elle l'a entendu pour la première fois et a déclaré au public jamaïquain que selon elle il faisait désormais partie des 5 meilleurs trombonistes au monde. (...) Sa manière de jouer du trombone, son approche, tout était parfait. Je le considère comme un génie avec son instrument.(...)"
Mais à l'aube de l'année 1966, plus exactement le soir du 31 décembre 1965, les choses basculent et la démence de Don Drummond va malheureusement prendre le dessus sur le talent. Et c'est à ce moment précis que sa carrière se termine et que les mystères commencent.
Fin de la Partie 1
(la suite prochainement lors de la chronique du "Memorial Album" de Don Drummond sorti chez Trojan en 1969)
Lire la Partie 2
source :
http://www.studiowon.com/studiowon/don_drummond.htm
http://fr.wikipedia.org/wiki/Don_Drummond
http://en.wikipedia.org/wiki/Don_Drummond_%28musician%29
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