a aa

©Grafizm by Zapo - www.crazy-youths.com



Nah Buss Mi Tunez Fah Nahum - Mix

Colonel D. - FuryBass

 

Grafizm by Zapo - www.crazy-youths.com
Mixed by
Colonel D. from FuryBass (www.myspace.com/furybass)
Photography on the front :
Chuck Turner / White Mice
Photography on the back :
Lady Ann & Johnny Osbourne

 

 

 

Sans que l'on comprenne vraiment pourquoi, le digital revient sur le devant de la scène, à grand renfort de réeditions de label prestigieux tels que Sunset, Harry J ou encore le label Eclipse. Plus qu'un effet de mode le digital est avant tout une affaire de passionés, naviguant entre les labels obscurs, les artistes méconnus, un sous genre qui recelle des perles à découvrir. Le digital c'est son "coup de coeur", comme il le dit lui même, rencontre avec Colonel D de FuryBass, "kiffeur" de son, qui à conçu cette mixtape dans le simple but de faire partager ses perles aux amateurs, non initiés et autres.



She Boom, She Boom Ah Di New Stylee !

 

 


 

YL : Pour commencer, peux-tu nous faire un petit résumé de ton parcours ?

CD : Je suis venu au reggae dans les années 96/97 un peu par hasard, en tombant sur des compilations de Super Cat, Cutty Ranks et du coup, comme ça m’a fait kiffé, ça bougeait bien, c’était surtout ragga/dancehall, j’ai fouiné dans ce domaine. Par la suite, je suis tombé sur des émissions de radio, des mixs,  qui m’ont fait découvrir et écouter des trucs style Steel Pulse, Third World, LKJ, Gregory Isaacs... Et donc maintenant je suis selecteur depuis une petite dizaine d’années.


YL : Tu as commencé un peu dans le digital, dans la période 80/90, donc ce n’est pas anodin que cela soit cette période là, digital et early digital.

CD : C’est ce que j’ai écouté en premier, c’est vraiment ce qui m’a amené au reggae au sens large. C’est une espèce de base un peu dansante, qui fait bouger. A force d’écouter tout ça, tu as envie d’en avoir plus, de rentrer un peu dans  l’histoire. Du coup par la suite comme j’avais des potes qui étaient des fans de Lord Zeljko, ils enregistraient toutes ses émissions un peu culturelles, spécial roots (Steel Pulse, Thirld World), spécial dub (Pablo Gad…), et là ça a vraiment été le départ d’une passion. Et de fil en aiguille, à la fin des années 90, J’ai des potes, dont Greg a.k.a Mister Player, qui ont commencé à acheter des disques, et quand j’ai écouté, j’ai halluciné, parce que j’étais vraiment en recherche de plus de son, et ça ma donné l’envie d’aller fouiner chez les disquaires pour trouver ces sons qui ne sont pas accessibles ailleurs (à l’époque) ! En compils CD, j’avais vite fait le tour : les compils Virgin de Gregory Isaacs, LKJ, Thirld World, Bob Marley évidement, quand tu as chopé tous les disques de ces gros groupes, tu n’as plus grand-chose de disponible si tu ne connais pas les adresses de magasins spécialisés.

YL : En effet, à l’époque, sans internet, ça ne devait pas être simple…


CD : C’est clair, et leurs sélections m’ont fait prendre conscience qu’il y avait encore des tonnes de sons à trouver, découvrir et qu’il fallait aller le chercher en vinyle !


YL : ...et de monter un sound ?

CD : La base du truc ce n’est pas du tout le sound system, c’est l’amour de la musique. Je fais de la musique depuis très longtemps et je ne peux pas vivre sans musique, donc je suis toujours en recherche de nouveautés, de trucs qui me font vibrer. J’ai commencé le piano à 5 ans, j’en ai fait pendant 12/13 ans, et après j’ai fait un peu de percussions, de la guitare. Musique, musique, musique à fond ! J’ai écouté énormément de classique, du rock, du hard rock, du rap, de la pop/rock, du style Red Hot Chilli Peppers qui m’ont pas mal marqués, rien à voir avec le reggae en apparence quoi. Et puis avec le recul, tu te rends compte que des groupes que j’ai vraiment kiffé, ils ont été influencés par des vibes jamaïcaines. Quand j’ai commencé à découvrir le truc, je me suis jeté dedans à fond, et j’ai commencé à acheter des vinyles fin 99/ début 2000.



YL : T’as commencé par le digital ?


CD : Pas du tout ! Au début, j’étais le gars que Dubwise détestait ! Je demandais des classiques, des "big tunes". J’achetais des vinyles, mais je ne savais pas ce que je voulais en y allant. Tout ce que je savais, c’est que j’avais entendu des vinyles chez un pote, et que je voulais pouvoir accéder à la même chose parce que ça m’avais vraiment fait vibrer, je commençais à découvrir du Barrington Levy, du Johnny Osbourne, des choses comme ça, j’avais complètement halluciné.


YL : A partir de quel moment tu as voulu faire partie d’un sound system ?


CD : C’est plus une histoire de kiff de musique et de fréquentation de potes parce que comme Greg avait commencé à acheter des vinyles, juste derrière il a monté avec Josquin et Féfé Original Players, ils ont trouvé une résidence tout de suite à la Cordonnerie à Paris. Du coup, de fil en aiguille, je me suis retrouvé à acheter du vinyle et aller les voir en sound. J’ai été un peu bercé dans cet univers potes / musique et puis du coup, comme tu achètes plein de vinyles, tu te retrouves avec plein de trucs, t’as envie de le partager, de passer la musique que t’aime aux gens. Ce n’était pas le but de monter un sound-sytem et d’être DJ, c’était surtout le kiff de la musique et de le faire partager. Comme j’avais des disques, des platines, je faisais des petites mixtapes, du coup Original Players m’a mis devant des platines dans une vraie dance, et à la fin d’Original Players, ils m’ont intégré. C’est à partir de ce moment là que j’ai commencé à vraiment prendre goût au truc  et à vouloir continuer.



YL : En quelle année tu as intégré FuryBass ?

CD : J’ai rejoins FuryBass beaucoup plus tard. Fin 2000 /2001 j’ai fait partie d’Original Players. Et puis comme j’avais l’occasion de voyager pas mal, d’aller en province, en Suisse j’allais jouer dans des bars. Je jouais aussi régulièrement à la Fac d’Orsay dans les soirées étudiantes. Derrière, j’ai eu envie de monter mon sound (car Original Players avait été plus ou moins dissous), donc on a décidé de monter SunSeed avec Samy, Dom, et Zen killah, essayer de faire les choses par nous même de manière concrète et régulière. On a pas mal taffé, mais SunSeed c’est un peu essoufflé. Et comme FuryBass était en recherche de nouvelles dynamiques, de force, et que mon style et mon esprit leur correspondait, les gars de FuryBass m’ont demandé de bosser, de jouer avec eux, j’ai intégré FuryBass fin 2006 / début 2007.


YL : Comment es-tu venu à te spécialiser dans le digital ? A partir de quand tu as commencé à collectionner ?


CD : En fait, je ne me suis pas mis dedans volontairement, à me dire ‘’je vais acheter du digital’’. Tu commences à acheter des disques et au bout d’un moment, tu finis par te rendre compte que même si dans le reggae je kiffe tous les styles, du roots au dancehall ultra moderne, en passant par le hip hop et les mélanges, et bien il y a des disques qui me font plus vibrer, et je me suis rendu compte que c’était du digital. Au départ, tu achètes ce qui est disponible en magasin, et puis après tu finis par connaitre plus de monde, plus de magasins et tu commences à avoir tes propres réseaux et tu as accès à des trucs un peu plus rares.


YL : Et puis après tu commences à avoir un peu plus de connaissances et tu commences à te spécialiser aussi…


CD : Oui, mais d’un autre côté je me considère pas comme un spécialiste, je suis un gros kiffeur qui profite des opportunités et je ne suis pas un obsédé de la quête du digital, ni un obsédé qui passe son temps à jouer et à diffuser du digital. Dans le reggae c’est "mon coup de cœur’’, mais après ça n’empêche pas que je sois très ouvert sur tout le reste. Il y a aussi des histoires de finance, acheter du vinyle ça finit par coûter cher donc t’es obligé de faire attention, de sélectionner ce sur quoi tu veux investir. Donc j’ai plus tendance à investir dans des vinyles pour du digital que pour d’autres styles.

 

 

 

 

YL : Concernant la mixtape, comment t’es venue cette idée ?

 

CD : Des mixtapes, j’en fait depuis 2000, parce que je n’avais pas forcément l’occasion de pouvoir jouer en dance, c’était tout simplement une manière de pouvoir passer le son à mes potes.
Quand les potes passaient à la maison, on branchait les platines, on mettait du son, y’a du son en vynile qu’on ne trouvait pas forcément ailleurs et du coup il y a toujours des potes pour te demander de leur refiler la musique. A force de jouer tes vinyles malheureusement, ils s’usent, donc faire un mix est aussi un moyen d’immortaliser le son, de pouvoir le diffuser et de l’écouter autant que tu veux.

 

YL :  Tu as voulu la faire toi personnellement, pas au nom de FuryBass ? Pourquoi ?

 

CD :Ce n’est pas vraiment que j’ai voulu la faire personnellement, c’est que de toute façon, même si dans Furybass, il y a une base sur laquelle on est tous d’accord, le digital, chacun a ses petits côtés propres pour l’exprimer. Dans FuryBass, on a beau tous kiffer la même chose, dans la manière de s’exprimer il y a toujours des petites subtilités, des petites différences, pour ne pas mettre en porte-à-faux d’autres selecteurs de Furybass sur des choix d’enchainement, simplement, j’ai voulu mettre mixé par Colonel D.
Je voulais  immortaliser une petite partie du digital nous correspondant. Le digital est un kiff pour toute la bande de FuryBass, il y a des dubplates, comme le Courtney Melody, qui ont été cutées avant que j’intègre le sound. il y a d’autres dubs comme Little Kirk, Carl Meeks, ont été cut après que j’ai intégré le sound. Comme j’ai un peu de digital, et qu’on fait aussi des dubs pas orientés digital, je me suis dit pourquoi ne pas immortaliser le truc !
Mais bon cela n’est quand même pas l’image total du sound qui, le digital c’est la cerise sur la gateau ! Et ça permet aussi de te faire connaître par l’intermédiaire d’Internet, montrer un peu ce que tu affectionnes vraiment, de le propager.

 

YL : Etant donné que tu as pas mal de pièces, comment tu as fait ta sélection, est-ce que c’est des coups de cœur, en mettant un soupçon de classiques, des raretés, des kiffs persos, comment tu as fait ta sélection ?

 

CD : Les choses se sont faites petit à petit. Avec le recul, quand t’achètes un vinyle tu as souvent le réflexe de dire "Tiens je vais pouvoir le jouer avant ça, après ça’’, du coup tu finis par te monter des sets, et comme on avait envie de garder une trace, ben je me suis dit ‘’on part là-dessus’’, j’avais des idées toute faites, des bouts de sets qui existaient déjà depuis quelques temps. Y’a pas de volonté de mettre telle ou telle chose, il y a un truc qui me semble cohérent que j’avais, je me suis dit je vais le coucher et le mettre au propre.

 

YL : Pour faire la sélection, tout à été pris dans ta box, ou tu as eu recours à d’autres sources ?

 

CD : Tous les vinyles sont les miens, et il y a quelques dubs de la box de FuryBass. Dans la sélection, je n’ai pas voulu mettre absolument que des collectors, il y a des press originaux que je cherche toujours, que je n’ai trouvé qu’en repress. J’ai utilisé ce que j’avais à ma disposition pour faire quelque chose de cohérent et propre. Pour certains vinyles je n’ai pas joué le press original qui est trop abîmé pour être mise dans un mix qu’on veut diffuser.


En fait le problème du digital, c’est un peu à la mode en ce moment, et il ya  pas mal de gens qui sont obsédés par les originaux, je comprends leur obsession parce quand tu as l’occasion de mettre la main sur un original tu as une qualité de son qui tu ne retrouves pas sur les repress c’est sur !
Par exemple, il y a le "Try to conquer I’’ sur Crat, j’ai le 45 original et pour un souci de qualité et d’homogénéité du son rendu j’ai utilisé la repress qui a été faite sur un 12’’ de bonne qualité, pour faire plus propre au rendu dans le mix, car le Professor Grizzley je ne l’ai que en repress. Les repress de Deadly Dragon aussi sont très bons, (cf la série sur le Computer Riddim). Pour moi ce n’est pas une histoire d’argent, ou une histoire de vouloir absolument mettre des trucs ultra rares, c’est plus une histoire d’amour des sons, et de faire un mix agréable. Même si tous les disques que j’ai mis dans la mixtape, je les avais payés 1 euro, je les aurais mis quand même. Pour moi le son est bad, il va dans ma sélection donc je le joue point !


Derrière, j’ai d’autres idées de  mix, j’ai d’autres disques à mettre et ce sera toujours le même principe, ce n’est pas une question de raretés de collectors, c’est surtout une question de cohérence et de kiff. Quand je fais une mixtape, j’ai envie que les gens, quand ils l’écoutent, ils aient la patate, le smile et puis que ça leur donne envie d’aller en dance. Puis pour les mixs spécialisés, il y a des selecteurs beaucoup plus qualifiés, et avec une collection beaucoup plus riche, ce n’est pas vers ça que j’ai essayé de me diriger.

 

YL : Il y a quand même une volonté de proposer quelque chose de complet, quand tu parlais de l’homogénéité du son à l’écoute.

 

CD : A la différence des mixs entertainment (brand new mis à la suite les uns des autres), sur cette mixtape il y a plus de fond, parce que par exemple, il y a des disques que j’ai achetés il y a peut-être 7/8 ans, 9 ans, 10 ans, et il y en a que j’ai pu trouvé plus récemment sur ebay ou en magasin. C’est vraiment une construction, une évolution de set au fil des ans. C’est quelque chose qui a mûri petit à petit et qui ne date pas d’hier. De plus comme on diffuse sur le net on touche pas mal de gens, et j’ai voulu proposer quelque chose de propre au maximum sachant que les moyens pour réaliser sont modestes.

 

YL : Tu l’a faite one shot ?

 

CD ; C’est plusieurs segments vinyles recollés. Ca part d’un set que j’ai posé one shot pour M1Ro (Big Up !), il m’a poussé à concrétiser la chose, il voulait que je les numérise un par un. Du coup, on était dans ma cave, j’ai sorti les vinyles, je les ai mis dans l’ordre que j’avais en tête, et j’ai couché le truc one shot. Il a kiffé, je l’ai passé à un pote qui a kiffé. J’ai voulu par la suite retirer les petits trucs qui n’allaient pas pour que ça sonne un peu mieux faire plus attention aux niveaux, des petits détails. 70% du mix a été fait sur des platines, par exemple un écho est plus simple à placer en direct sur les platines. Pour avoir envie de faire un mix qui reste, où on fait une pochette, on va peut-être essayer de le faire en CD, moi je veux vraiment proposer quelque chose de carré, de propre, dans la limite de mes compétences bien sur.

 

YL : Quelle est La pièce qui te tient le plus à cœur dans la sélection ?

 

CD : Pour moi, la tune qui a le plus de valeur sentimentale, celle qui m’a vraiment marqué, c’est le Teddy Brown - "Want to be free", j’ai découvert ça un jour, par hasard, je l‘ai chopé sur ebay pas cher, un gros coup de chance avec le recul, je ne savais pas ce que c’était, je l’ai acheté et j’ai halluciné. C’est vraiment mon coup de cœur dans le mix

 

YL : Où est disponible cette mixtape ?

 

CD : Elle est disponible sur internet, http://www.myspace.com/coloneld ou http://www.myspace.com/furybass. L’idée est de faire profiter les gens. On a peut-être dans l’idée d’en faire presser pour la vendre à la fin des dances à un prix très raisonnable. De pouvoir aussi mettre en avant la pochette qui a été très bien réalisée et qui correspond vraiment à mon idée du projet. Pour que les gens puissent  garder l’objet chez eux. Cela reste pour l’instant un projet.

 

YL : As-tu des projets ?

 

CD : Dans les dances oui mais on parlera plus tard. Et pour les mix  je sais ce que je veux faire pour le volume II, mais maintenant pour arriver à faire les choses ‘’de qualité’’ sachant que je n’ai pas d’ingénieur du son, je n’ai pas de studio, faire quelque chose de correct me prend pas mal de temps. Affaire à suivre

.

YL : Pour finir un petit mot et des remerciements…

 

CD : Greg aka mr player, Fiwa Dadda, Daddy Natiss, Samy, Nico aka Red cat, La mygale, Mainro, Didi, Eric, special Big Up Zapo, Eclipse.

 

 

Petit Questionnaire Rapide :

1er 45trs acheté :

- C’est un Penthouse, un Swing Easy, Buju Banton - Sensimilia Persecution, et j’ai acheté quasiment toute la série.

 

Et le premier collector :

- Courtney melody - Screetchie Across The Border


Par quel artiste as-tu découvert le reggae :

- Je ne sais plus trop ce que j’ai acheté d’abord, si c’est Super Cat ou Daddy Nuttea. Tout ce que je sais, c’est que si je n’avais pas eu des trucs tels que Daddy Nuttea à l’époque, je ne sais pas si je serai devenu aussi ouf du son. C’est des trucs mis à la sauce française qui permettent de rentrer dans le mouvement petit à petit, qui ne sont pas non plus trop extrémistes. Le commencement pour moi c’est Super Cat, Daddy Nuttea, Steel Pulse et Raggasonic. Je suis arrivé par des sons grand public, et on se rend compte à l’arrivée que c’est des groupes qui ont marque une génération.

Quels sont tes influences niveau sound system ?

- King Addies clairement. C’est un sound qui m’a beaucoup marqué, dans la façon de cut, dans la façon de faire, la façon d’animer. Sinon J’ai été pas mal influencé par StandTall et Skalawax, j’ai des mixtapes que j’ai usées de chez usées ! Avant Internet, ce n’était pas facile de choper les sons.

 

Un artiste majeur :

En roots :
- Alton Ellis et Ken Boothe


New Roots :
- Jah Mali


Digital :
- Mon artiste coup de coeur, Carl Meeks


Dancehall :
- Bounty Killer

Le premier dub enregistré ?

- C’était Junior Jim. Quand j’ai intégré le sound, le premier dub cut a été Carl Meeks.

Meilleur ou pire souvenir de session ?

- La meilleure session, c’est avec Junior Jim
- Session Horace Andy, ou on a attendu trois heures dans le froid à Paris devant chez DK Mastering. Puis quand c’était à nous de cut, Horace c’est cassé. Il restait deux sounds qui n’ont pas pu le cut ce soir là on en faisait partie (rire).

Un avis global sur la scène sound system en France ?

- Cette scène est un peu à l’image de la politique, compliquée, il y a beaucoup de difficultés en termes d’organisations de soirées et donc forcément ça se ressent sur  la qualité de la scène sound-systems. Maintenant, à l’époque d’internet, on peut voir tout ce qui se passe dans le monde. Et on se rend compte qu’on n’a pas d’évènements aussi bien qu’à l’étranger. Pourtant on ne manque pas de qualité : Guiding Star, Irie Crew, pour ne pas nommer Soul Stereo qui est là déjà depuis très longtemps, il y a un très haut niveau en France, mais à cause de la politique le sound-sytem n’a pas la possibilité d’exister à sa juste valeur. Tu regardes tous les pays qui entourent la France, tous les sounds qui sortent de ces pays arrivent à faire des spectacles de qualité, dans des salles de qualité, avec tout ce qui va autour. Donc forcément ça génère de l’argent, pas au sens enrichissement, mais de l’argent qui peut être réinjecté pour pouvoir faire évoluer,  pour donner des choses de meilleure qualité, plus régulièrement.

 


 

Zapo & Eklipse

Juin 2009